Perpignan a un nouveau Maire : Jean-Marc Pujol, mais finalement on a surtout beaucoup (voire trop) entendu son adjoint, Jean-Paul Alduy.
Ce dernier, tout comme Jean Codognès (eh oui !), a défendu la réforme des collectivités territoriales voulue par le gouvernement. Une position en contradiction avec l'objet d'une des
délibérations présentées, qui regrette l'intervention non suffisante (2.6 millions sur 6.8 millions du projet tout de même) du département et de la région dans la construction d'une tribune pour
le stade Brutus. Or, le projet de réforme, en spécialisant les compétences des départements et des régions, et en limitant les financements croisés des collectivités, mettrait fin à ce type de
montages financiers pourtant nécessaires. C'est dans ce sens que le Comité National Olympique et Sportif s'est dit inquiet de la possible perte de 1 milliard d'euros de subventions allouées par
les départements et régions au sport français (clubs, infrastructures, etc.).
En démissionant, Jean-Paul Alduy a dit vouloir anticiper une hypothétique règle de non cumul des mandats entre Président d'agglomération et Maire, mais en prenant soin tout de même de garder
son confortable siège de Sénateur... C'est à ce titre qu'il pourrait amender le projet de réforme des collectivités territoriales. Malheureusement, il a rejeté cette
possibilité devant le Conseil municipal... alors qu'il sait parfois émettre de justes réserves aux orientations prises par son camp. C'est ce qu'il a dernièrement fait au sujet de la
nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD (même s'il faut reconnaître que sur ce sujet : les "héritiers" en politique, il s'y connaît à merveille !).
Autres points abordés durant ce Conseil municipal : la fiscalité avec un nouvel emprunt... une maquette du futur quartier de la Gare qui coûte la bagatelle de 70 000 euros HT... Et par
contre, l'aide à des associations méritantes dans une ville sinistrée comme la notre, votées à l'unanimité du Conseil.